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Communiqué de Presse du 22 août 2002

 

ATTENTION A L'AMALGAME DANS LA POLEMIQUE SUR LES INCINERATEURS

 

M. Alain ROUAULT, Vice-président du Syctom de l'agglomération parisienne, et Maire-adjoint de SAINT-OUEN, a souhaité réagir à la suite de l'article publié dans LE PARISIEN du mercredi 21 août intitulé " En Ile-de-France, trois géants qui inquiètent ".

 

En effet, faisant suite à un reportage intitulé " Encore 23 incinérateurs pollueurs ", le journaliste citait dans un encadré les centres de SAINT-OUEN, VITRY ( en confondant vraisemblablement VITRY avec IVRY) et ISSY-LES-MOULINEAUX, reprenant l'hypothèse émise par M. Pierre-Emmanuel NEUROHR, directeur du CNIID ( Centre National d'Information Indépendante sur les Déchets ), selon laquelle il n'est pas exclu que ceux-ci soient à l'origine de " la contamination à la dioxine (qui) ‹ pourrait s'avérer la plus préoccupante ".

 

Le Syctom, syndicat intercommunal regroupant 90 communes de l'agglomération parisienne dont PARIS, est propriétaire de ces trois centres de valorisation énergétique fonctionnant grâce à l'incinération des déchets ménagers, dont l'exploitation est confiée à TIRU S.A., filiale d'EDF. Ces centres, en activité depuis des décennies ( entièrement reconstruit en 1990 à SAINT-OUEN ), ne s'inscrivent aucunement dans la liste des " incinérateurs pollueurs " publiée par Mme Roselyne BACHELOT, Ministre de l'Ecologie et du Développement durable. Les mesures annuelles de contrôle des fumées émises par ces équipements, comprises entre 1 et 2 ng/nm3 selon les fours, sont transmises au Ministère et font l'objet d'une mise en ligne sur son site Internet depuis plusieurs années dans un souci de transparence. Ces trois équipements n'ont jamais été cités ni désignés comme hors normes par les services de l'Etat, les valeurs atteintes restant très inférieures à la valeur limite de 10ng/Nm3 qu'ils ont fixée en l'absence, jusqu'en 2005, de normes Règlementaires pour ce polluant concernant les usines anciennes. Dans le cas contraire, il appartiendrait naturellement au Préfet de chaque département de prendre les mesures nécessaires.

 

Le débat sur l'incinération, et de manière générale sur les filières de traitement des déchets ménagers, mérite mieux qu'une polémique prenant pour cible des installations industrielles qui respectent la Règlementation et dont les normes de traitement des fumées vont être encore renforcées en vue de l'application de la directive européenne de décembre 2000 concernant notamment l'émission de dioxines ( seuil fixé à 0,1 Ng/m3 ), applicable au 31 décembre 2005.

 

 

Des investissements financiers considérables ont été réalisés par les communes du Syctom, et par voie de conséquence par leurs habitants, afin de garantir leur santé et protéger l'environnement. Depuis 1995, les trois unités ciblées respectent toutes les normes fixées par la Règlementation française et les directives européennes. Le débat est ouvert sur les différents modes de traitement et, dès 1993, le Syctom avait engagé un vaste programme de diversification en construisant par exemple le premier centre de tri mécanisé d'Europe, à ROMAINVILLE, et en mettant en projet la réalisation de deux autres centres de tri à IVRY-SUR-SEINE et à VITRY-SUR-SEINE.

 

En décembre dernier, un nouveau programme de 640 millions d'euros a par ailleurs été voté afin d'adapter d'ici fin 2005 les unités de SAINT-OUEN et d'IVRY-PARIS XIII aux futures normes européennes ( relatives aux dioxines et oxydes d'azote ) et de réaliser d'ici 2007 la construction de huit nouveaux centres de tri ( en particulier 4 à PARIS, 3 en Seine-Saint-Denis et 1 dans le Val de Marne ) s'ajoutant aux deux programmés depuis 1995 ( à ISSY-LES-MOULINEAUX et à NANTERRE ) et la réalisation de deux centres de méthanisation en Seine-Saint-Denis.

 

Il n'en demeure pas moins que le volume croissant des déchets à traiter, nonobstant la part en augmentation constante des déchets triés grâce à la mobilisation des habitants, ne permet pas en Ile-de-France d'envisager à court ou moyen terme de solution alternative de grande capacité à la valorisation énergétique des déchets ménagers. Rappelons que l'incinération permet de produire de l'électricité, que 210 000 logements sont chauffés grâce à la mise en œuvre du principe de cogénération et que 300 000 tonnes d'équivalent pétrole sont ainsi économisées chaque année. Les déchets ménagers constituent à ce titre une forme d'énergie renouvelable et leur valorisation énergétique contribue à la réduction des gaz à effet de serre. Les suites de la loi ROYAL, votée en 1992 et dont une des dispositions prévoyait la fin de la mise en décharges des déchets bruts à partir de juillet 2002, vont nécessiter une large réflexion qui doit s'inscrire dans une logique constructive sans faire abstraction des avantages, des inconvénients et des risques inhérents à chaque filière de traitement.

 

Contact : Patrick CLEMENT

Directeur de la communication

Tel : 01 40 13 17 86

 

 

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