Plusieurs textes, européens et nationaux...
La directive européenne du 20 décembre 1994
Elle fixe l'échéance du 30 juin 2001 pour valoriser 50 à 60% du poids des déchets d'emballages.
La directive européenne du 4 décembre 2000
Mise progressivement en application entre le 28 décembre 2002 et le 28 décembre 2005, cette directive relative à l’incinération des déchets a pour objectif de prévenir ou de limiter les effets négatifs de l’incinération de déchets sur l’environnement, ainsi que les risques qui en résultent pour la santé.
Elle impose ainsi une réduction des émissions en polluants acides, en dioxyde de soufre, en oxydes d'azote, en métaux et en dioxines.
Cette directive a été transposée en droit national par l’arrêté ministériel du 20 septembre 2002 relatif aux installations d’incinération de déchets non dangereux. Le décret n° 93-1410 du 29 décembre 1993 fixe les modalités d’exercice du droit à l’information en matière de déchets.
La directive déchets du 19 novembre 2008
Elle fixe de nouveaux objectifs de recyclage que les États membres devront atteindre d'ici 2020 (50 % de recyclage pour les déchets ménagers et assimilés) et leur impose d'élaborer des programmes nationaux de prévention.
Elle établit une hiérarchie entre les différents modes de gestion des déchets avec, par ordre de priorité, la prévention, la préparation en vue du réemploi, le recyclage, les autres formes de valorisation et, en dernier ressort, l’élimination.
Elle clarifie un certain nombre de définitions importantes, comme celles du recyclage, de la valorisation et des déchets eux-mêmes.
Elle reconnaît l’incinération des déchets comme une opération de valorisation dès lors qu’elle dépasse un certain seuil de rendement énergétique.
La Loi du
15 juillet 1975
Elle donne aux collectivités locales la responsabilité de l'élimination des déchets ménagers produits par leurs habitants.
Elle instaure l'obligation pour chaque commune de collecter et d'éliminer les déchets des ménages et le principe « pollueur-payeur » pour financer son application. Ce seront donc les ménages qui financeront la collecte et le traitement des déchets ménagers. Cette loi vise aussi à réduire la production des déchets à la source et à promouvoir la récupération et le recyclage des déchets.
Loi
du 13 juillet 1992
Appelée aussi loi Royal, elle renforce les dispositions de la loi de 1975.
Elle a pour objectifs :
La loi a également précisé la notion de déchets ultimes et fixé au 1er juillet 2002 la limitation de la mise en décharge des déchets.
Elle institue la mise en place de Plans départementaux d’élimination des déchets ménagers et assimilés. Sous l’impulsion d’une circulaire ministérielle de 1998, une deuxième génération de Plans verra le jour, traduisant un rééquilibrage entre prévention, valorisation, traitement et stockage des déchets.
La loi de programmation et d’orientation du Grenelle de l’environnement du 23 juillet 2009
Cette loi, dite « Grenelle 1 », fixe un certain nombre d’objectifs en matière de réduction de production de déchets et de taux de valorisation matière et organique .
Elle se fixe pour objectifs :
La loi d’engagement national pour l’environnement du 12 juillet 2010
Cette loi, dite « Grenelle 2 » complète, applique et territorialise la loi Grenelle 1.
LE PREDMA (adoption prévue à l’automne 2009)
Le plan régional d’élimination des déchets ménagers et assimilés précise la portée des objectifs à atteindre en matière de prévention, de recyclage, de valorisation, de modalités de traitement (d’ici 2019) à l’échelle de son territoire.
Il affiche notamment des objectifs en termes de prévention et de réduction :
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