Déchets alimentaires : le Syctom confirme son engagement

Date : 15/06/2021

Après 4 ans de pratique, le Syctom consolide son soutien auprès des collectivités avec la poursuite du déploiement du dispositif auprès des producteurs non ménagers et son renforcement auprès des ménages.

D’ici à 2024, les réglementations nationale et européenne imposent que toutes les col­lectivités proposent aux usagers une solu­tion de tri à la source de leurs biodéchets (déchets verts et déchets alimentaires) en vue de leur valorisation. En milieu urbain dense, les biodéchets étant en majorité constitués de déchets alimentaires, la col­lecte de ces derniers permet de répondre en grande partie aux obligations légales.

Pour anticiper cette obligation, le Syctom s’est engagé en 2017 dans une expérimen­tation de collecte et de traitement des déchets alimentaires sur son territoire. Les collectivités volontaires ont ainsi bénéfi­cié d’un accompagnement du Syctom sur quatre ans avec un appui technique et un soutien à la sensibilisation des producteurs ménagers et non ménagers. Fin 2020, tout le territoire du Syctom était concerné par le dispositif, soit 787 sites (établissements scolaires, marchés, restauration collec­tive…) et 380 000 habitants répartis sur quatre communes. Au total, 20 504 tonnes de déchets alimentaires ont été collectées, valorisées et donc détournées de l’inciné­ration

Des expérimentations locales réussies

Sur le territoire de Grand Paris Seine-Ouest (GPSO), des expérimentations sont menées à l’échelle de deux communes : Marnes-la-Coquette et Ville-d’Avray. Une fois par semaine, une collecte est propo­sée aux ménages, aussi bien dans les mai­sons que dans les immeubles, et auprès de certains commerces et établissements. Tous ont reçu en amont le matériel adé­quat - bioseaux, sacs spécifiques et bacs dédiés - par les éco-animateurs du Syctom. « La collecte des déchets alimentaires doit être pensée comme une collecte à part entière, à l’instar de celle du verre, du papier et des emballages. La pratique de ce geste de tri trouve un écho très positif auprès des communes proches, et nous percevons une attente de la part des habi­tants », se félicite Marion Drissi, cadre-expert déchets à GPSO.

Des collectes sont aussi proposées à des cibles spécifiques, dits « gros produc­teurs », comme des marchés alimentaires (à Boulogne-Billancourt, Issy-les-Mouli­neaux et Sèvres) et une dizaine d’écoles (à Boulogne-Billancourt, Chaville, Issy-les-Moulineaux, Meudon et Vanves) au sein desquelles une sensibilisation au gaspillage alimentaire a parfois accompagné ce nou­veau geste de tri. 949 197 kg de déchets ali­mentaires ont ainsi été collectés sur un même territoire

De nouveaux objectifs à venir

Aujourd’hui, une montée en puissance des volumes est attendue et le Syctom s’est fixé de nouveaux objectifs : l’augmentation du nombre de sites engagés et la mise en place d’une collecte auprès de ménages à l’échelle, a minima, d’une commune sur chacun des territoires adhérents. Pour cela, les moyens sont renforcés : renouvel­lement des marchés, accompagnement spécifique selon les publics cibles, conso­lidation des partenariats.

Le Syctom pro­pose enfin un kit pédagogique complet à destination des élèves, de la maternelle à la terminale. Une variété de supports per­met aux enseignants, animateurs ou per­sonnels d’aborder des thématiques comme le gaspillage alimentaire, le tri et la col­lecte des déchets, le compostage et la valorisation. Objectif : inciter à adopter ce nouveau geste de tri à l’école puis le repro­duire à la maison