Le centre de tri à Nanterre modernisé pour améliorer ses performances

Date : 30/09/2021

Pour répondre aux exigences réglementaires et aux besoins du territoire, le centre de tri à Nanterre, qui réceptionne la collecte sélective d'emballages et papiers issue principalement de communes de l’ouest parisien, a été modernisé. Après des travaux engagés fin 2019, il entre à nouveau en service

Conçu en 2004 et rénové une première fois en 2012, le centre a été repensé pour s’adap­ter à l’extension des consignes de tri à tous les emballages et aux évolutions technologiques. Derrière sa nouvelle façade recouverte de résille blanche pour accueillir la végétation, l’installation est aujourd’hui dotée d’un pro­cédé de tri innovant et d’une capacité de trai­tement passant de 40 000 à 55 000 tonnes par an. « Ces investissements montrent l’en­gagement des collectivités en faveur du recy­clage, maillon fort de l’économie circulaire. Cette modernisation était aussi essentielle pour accompagner la simplification du geste de tri pour les citoyens » explique Patrick Jarry, maire de Nanterre.

17 TONNES TRIÉES PAR HEURE

À l’intérieur, les espaces sont organisés par fonction : réception/stockage de la collecte sélective en amont ; procédé de tri ; condition­nement/stockage des matériaux triés en aval. Seul l’espace de réception des matières, initia­lement doté d’un quai de déchargement suré­levé, a dû être démoli et reconstruit de plain-pied pour permettre l’apport des col­lectes par gros porteur depuis le niveau des voiries d’accès du centre.

Une ligne de tri unique remplace les trois pré­cédemment en service. Elle peut trier 17 tonnes par heure, contre 12 tonnes jusqu’alors, et traiter jusqu’à 14 types de maté­riaux. Autre pièce maitresse : le robot Max-AI®, capable d’identifier les matières et de prendre les décisions de tri en toute autonomie.

Le centre abrite aussi 13 nou­veaux trieurs optiques pour préparer le travail des agents et séparer les flux de déchets en fonction de leur matière et des filières de valo­risation associées. Pour l’apport des collectes, les gros porteurs ont désormais la possibilité d’y circuler, en plus des camions-bennes. Quant aux flux sortants du site, ils peuvent, pour une partie, emprunter la voie d’eau.
 

CONFORT ET SÉCURITÉ AU QUOTIDIEN

« Cette refonte a été l’occasion d’améliorer les conditions de travail des 85 agents sur site, indique Fabrice Beacco, chef de projet du centre de tri au Syctom, avec notamment des aménagements permettant une mainte­nance facilitée, une meilleure gestion des poussières et de l’éclairement, et une sécu­rité incendie renforcée. »

Pour simplifier la maintenance des 230 machines, de nombreux cheminements faci­litent leur accessibilité : passerelles, esca­liers, échelles… Cela permet de sécuriser les accès aux équipements et celle du person­nel, et de réduire les durées d’intervention pour dépannage/maintenance afin de ne pas perturber le fonctionnement de la ligne de tri.

Pour la ventilation et le traitement de l’air, un système avec filtre à charbon empêche le moindre rejet sans dépoussiérage et déso­dorisation préalables. 225 000 m3 d’air sont traités à l’heure. Enfin, face au risque incen­die, les espaces fonctionnels ont été com­partimentés à l’aide de murs coupe-feu. Six canons à eau, alimentés par trois cuves de 1 200 m3 d’eau, ont été installés de manière à contenir et éteindre tout départ de feu.

Pour reconfigurer ce site, le Syctom a investi 41 M€ pour le volet construction avec les aides de Citeo (1,15 M€), de l’ADEME et du Conseil régional d’Île-de-France (200 K€ chacun), et 1,80 M€ pour le volet mainte­nance. Le marché de conception, réalisa­tion, exploitation, maintenance, est mené par le groupement Coved (Paprec group).

Tous les sites du Syctom sont désormais adaptés à l’extension des consignes de tri à l’ensemble des emballages.