Projet Biométhanisation : le concessionnaire choisi par le Syctom et le Sigeif

Date : 21/03/2022

Les Comités d’administration du Syctom et du Sigeif ont attribué à la société Paprec la concession de l'unité de méthanisation des biodéchets qui sera construite dans le port de Gennevilliers (92).

Au terme d’un appel d’offres lancé en 2020, les Comités d’administration du Syctom et du Sigeif se sont réunis respectivement les 18 et 21 mars 2022 et ont décidé d’attribuer à la société Paprec, la concession relative à la conception, la construction, le financement, la gestion, l’exploitation, l’entretien et la maintenance l'unité de méthanisation des biodéchets qui sera construite dans le port de Gennevilliers (92).

La durée de la concession est de 19 années, dont 15 ans d’exploitation. La réalisation des études, la préparation des autorisations administratives et de l’enquête publique débuteront dès la signature officielle du contrat.  Les travaux démarreront en janvier 2024 pour une mise en service prévisionnelle en 2025.

Le terrain retenu dans le port de Gennevilliers, première plateforme portuaire d’Île-de-France, est situé au plus près des zones de collecte des déchets alimentaires. Il bénéficie d’accès multimodaux exceptionnels avec notamment une liaison directe à la Seine limitant ainsi le trafic routier.

Le projet bénéficie du soutien de GRDF, de la Région Île-de-France, de l’ADEME, de la ville de Gennevilliers, de la chambre interdépartementale d’agriculture, de la ville de Paris et d’Haropa Port.

La future unité de Biométhanisation, exemple d’économie circulaire, valorisera à terme 50 000 tonnes de déchets alimentaires par an produits sur le territoire du Syctom. Le biométhane produit permettra, quant à lui, de réduire les énergies fossiles importées. Il alimentera la plus grande station d’avitaillement bio-GNV de France de la Sem Sigeif Mobilités, implantée également dans le port de Gennevilliers et le digestat issu de la méthanisation sera valorisé comme engrais et évacué par voie fluviale pour sa valorisation agronomique.

Le montant de l’investissement est estimé à environ 52 millions d’euros HT.

Un projet innovant pour traiter les biodéchets

Le Syctom et le Sigeif, en tant que services publics responsables et innovants, se sont associés pour développer ce projet industriel de Biométhanisation qui produira de l’énergie renouvelable à partir des biodéchets. Il renforcera l’outil industriel du Syctom en offrant une solution de traitement pour les déchets alimentaires collectés sur son territoire.

Le gaz vert produit sera transporté dans les réseaux de gaz de distribution publique du Sigeif. Il s'agit d'une opportunité à la fois pour préserver les ressources naturelles et pour contribuer à la transition énergétique en produisant un gaz d’origine non fossile. Ce projet participe ainsi à réduire l’empreinte carbone du territoire francilien et à lutter contre le dérèglement climatique.

L'engagement des collectivités

Le succès de ce projet repose notamment sur l’engagement des collectivités adhérentes du Syctom à mettre en place une collecte dédiée aux biodéchets et à motiver leur population. Le Syctom les accompagne en mettant à leur disposition un soutien financier et opérationnel.

Pour Éric Césari, président du Syctom, « Le projet de Biométhanisation à Gennevilliers est la pierre angulaire de la filière publique de traitement des biodéchets que le syndicat et ses collectivités adhérentes déploient progressivement depuis 2018. Il participe ainsi à la résilience du Grand Paris et à la stratégie de décarbonation de la Métropole.»

Pour Jean-Jacques Guillet, président du Sigeif, « Le projet de Biométhanisation à Gennevilliers s’inscrit dans la stratégie du Sigeif en faveur des énergies renouvelables : électricité verte avec la ferme solaire de Marcoussis inaugurée en octobre 2021, biogaz d’origine locale avec cette unité de Biométhanisation. Des projets exemplaires au plan environnemental qui contribuent à améliorer l’indépendance énergétique de la Région, enjeu majeur. »

Le tri à la source des biodéchets

Le tri à la source des biodéchets s’imposera à l’ensemble des producteurs, des plus gros aux plus petits au plus tard le 1er janvier 2024. Comme les restaurants, les cantines ou les marchés forains aujourd’hui, les ménages devront, à cette date, disposer d’une solution pour ne plus mélanger leurs déchets alimentaires avec les autres déchets. Le Syctom finance d’ores et déjà des solutions de compostage individuel et de proximité et poursuit sa politique de soutien, en lien avec les territoires, au développement de solutions de collecte et de traitement adaptées aux différents types d’habitat.