Biométhanisation à Gennevilliers

Le projet Biométhanisation, conduit par le Syctom et le Sigeif, vise à créer dans le port de Gennevilliers (dans les Hauts-de-Seine) une unité de méthanisation qui traitera jusqu'à 50 000 tonnes de déchets alimentaires par an. Un partenariat entre le Syctom et le Sigeif qui est le symbole d’une ambition partagée autour de la transition écologique.

Produire une énergie verte au cœur du plus grand port fluvial d’Île-de-France

Le Syctom et le Sigeif, en tant que services publics responsables et innovants, se sont associés pour développer ce projet industriel de Biométhanisation qui produira de l’énergie renouvelable à partir des biodéchets. Il renforcera l’outil industriel du Syctom en offrant une solution de traitement pour les déchets alimentaires collectés sur son territoire.

Le gaz vert produit sera transporté dans les réseaux de gaz de distribution publique du Sigeif. Il s'agit d'une opportunité à la fois pour préserver les ressources naturelles et pour contribuer à la transition énergétique en produisant un gaz d’origine non fossile. e

Les objectifs du projet :

  • Traiter les déchets alimentaires
  • Proposer une solution de traitement de proximité
  • Développer une production locale d’énergie renouvelable
  • Recourir au transport fluvial

Ce projet participe ainsi à réduire l’empreinte carbone du territoire francilien et à lutter contre le dérèglement climatique.

Une implantation stratégique

En 2025, l’actuelle station d’avitaillement bioGNV de la Sem Sigeif Mobilités aura pour voisine une unité de méthanisation des déchets alimentaires.

Le choix de cette implantation est loin d’être anodin :

  • elle complétera les activités de recyclage et de valorisation déjà présentes sur le port ;
  • elle sera au plus près des zones de collecte du territoire du Syctom ;
  • elle bénéficiera d’un raccordement direct à la Seine et aux grands axes routiers (A86, A15).

Un cadre règlementaire pour les biodéchets

La date de mise en service en 2025, fait suite à l’obligation de tri à la source des biodéchets en 2024 – échéance réglementaire qui conduit à accélérer le traitement séparé et la valorisation des déchets alimentaires, et d’en maximiser le potentiel énergétique.

50 000 tonnes de biodéchets par an

Le gaz vert produit sera transporté dans les réseaux de gaz de distribution publique du Sigeif. Il s'agit d'une opportunité à la fois pour préserver les ressources naturelles et pour contribuer à la transition énergétique en produisant un gaz d’origine non fossile. Ce projet participe ainsi à réduire l’empreinte carbone du territoire francilien et à lutter contre le dérèglement climatique.

La future unité pourra traiter jusqu’à 50 000 tonnes de biodéchets par an et injecter 25 GWh de biométhane (environ 270 Nm3 par heure) dans le réseau public de distribution de gaz exploité par GRDF.

Sous-produit issu du traitement, le digestat - évacué par voie fluviale - sera quant à lui valorisé en fertilisant organique (en substitution d’un engrais minéral) pour les besoins des cultures agricoles.

Un gaz 100% renouvelable

Le biométhane peut être utilisé pour le chauffage, la cuisson, l'eau chaude sanitaire, les usages industriels ou comme carburant. Il génère dix fois moins d’émissions de gaz à effet de serre que le gaz naturel.

Comme carburant, il génère 80% d’émissions de gaz à effet de serre en moins que l’essence ou le diesel.

Un projet au cœur de la transition écologique

Identifié dans le Plan régional de prévention et de gestion des déchets (PRPGD) d’Île-de- France, il marque l’ambition du Syctom et de ses collectivités d’être au rendez-vous de la transition écologique et énergétique.

Le Syctom et le Sigeif coordonnent un travail collectif et mènent une concertation avec les territoires concernés, les riverains et les parties-prenantes du port. Le projet est soutenu par GRDF, la Région Île-de-France, l’Ademe, la Ville de Gennevilliers, la Chambre interdépartementale d’agriculture, la Ville de Paris et Haropa Port.

L’investissement, d’un montant de 52 millions d’euros, sera porté à hauteur de 24 millions d'euros par le Syctom et de 1 million d'euros par le Sigeif. Une concertation avec les territoires concernés, les riverains et les parties-prenantes du port, sera conduite tout au long de la mise en œuvre de ce projet. Le contrat de délégation de service public a été confié au groupe Paprec.

Pour en savoir plus consultez le site dédié au projet :
biomethanisation.syctom-sigeif.fr

Planning prévisionnel

  • 2022 - 2023 : études et obtention du permis de construire et de l’autorisation environnementale
  • 2023 - 2024 : réalisation des travaux
  • 2025 : mise en service industrielle

La méthanisation

La méthanisation désigne le processus de dégradation des déchets alimentaires par des bactéries, dans un milieu clos en l’absence de l’oxygène de l’air. La méthanisation génère du biogaz, principalement constitué de méthane (la même molécule que celle qui compose le gaz naturel), et du digestat, un produit solide riche en matière organique.

Le tri à la source des biodéchets

Le tri à la source des biodéchets s’imposera à l’ensemble des producteurs, des plus gros aux plus petits au plus tard le 1er janvier 2024. Comme les restaurants, les cantines ou les marchés forains aujourd’hui, les ménages devront, à cette date, disposer d’une solution pour ne plus mélanger leurs déchets alimentaires avec les autres déchets. Le Syctom finance d’ores et déjà des solutions de compostage individuel et de proximité et poursuit sa politique de soutien, en lien avec les territoires, au développement de solutions de collecte et de traitement adaptées aux différents types d’habitat.