Interreg H2SHIPS

Le transport est identifié comme l’activité humaine principale responsable des émissions de gaz à effet de serre. L’utilisation de l’hydrogène, déjà étudiée et opérationnelle sur le transport terrestre, constitue donc une alternative intéressante en développement pour le transport fluvial.

Pourquoi H2SHIPS ?

La réduction des émissions de GES dans le secteur des transports est cruciale pour lutter contre le changement climatique et la qualité de l'air. Le transport fluvial joue un rôle clé pour le transport des marchandises en Europe du Nord-Ouest, qui concentre 84 % du fret intérieur européen. Actuellement, les bateaux de navigation intérieure sont alimentés au gasoil qui, comme le diesel, émet du CO2, des oxydes d'azote (NOx), des particules (PM) et du dioxyde de soufre (SO2). Les secteurs des voies navigables intérieures et du transport maritime présentent donc un fort potentiel de développement afin de devenir plus respectueux de l'environnement.

Le dispositif Interreg North-West Europe a lancé un appel à projet pour une décarbonation du transport fluvial (« Low Carbon Transport »).

Un consortium transnational a répondu à cet appel à projet avec l’objectif de démontrer la faisabilité technique et économique de l'avitaillement en hydrogène et de la propulsion pour le transport maritime ou fluvial, ainsi que d’identifier les conditions d'une entrée réussie sur le marché de cette technologie.

Le projet H2SHIPS s’appuie sur trois opérations-pilotes en France, en Belgique et aux Pays-Bas. Les 3 sites proposés sont complémentaires en terme d’usage.

Le Syctom a proposé de faire figurer dans le programme une étude spécifique sur la motorisation des bateaux dédiés au fret de la future usine de Romainville/Bobigny. Cette contribution permet d’étudier la faisabilité du recours à l’hydrogène afin d'améliorer la performance environnementale du transport des déchets par voie fluviale.

Le dossier déposé auprès du comité Interreg fin mai 2019 a été approuvé sous sa nouvelle forme le 2 juillet 2019. Le projet couvrira la période de janvier 2019 à juillet 2022.

La solution à l'hydrogène

Les avantages des technologies de propulsion à hydrogène par rapport aux moteurs à combustion conventionnels sont considérables : l’hydrogène peut être produit via des énergies et ressources renouvelables, sa conversion en énergie électrique est silencieuse et n’émet aucun polluant.

La propulsion à l'hydrogène permettrait une décarbonisation totale du transport par voie d'eau, avec un rendement et une densité énergétique élevée. 

Ce type de propulsion nécessite une infrastructure spécifique proche des utilisateurs finaux. Avec des itinéraires prévisibles et une proximité avec d'autres industries, le transport fluvial s'avère particulièrement bien adapté au développement des solutions à l'hydrogène. 

Les partenaires

  • Leader du projet : l’institut EIFER (institut de recherche commun à EDF et L’université de Karlsruhe en Allemagne)
  • Les universités de Birmingham (Angleterre) et Delft (Pays-Bas)
  • Les ports d’Amsterdam, d’Ostende et de Paris
  • Pour la France, la nouvelle filiale Hynamics du groupe EDF et le Syctom.
  • En Belgique : l’association Hydrogen Europe qui regroupe une centaine d’industriels et 70 bureaux d’études et l’association Transport et Environnement
  • Aux Pays Bas : l’industriel Tata Steel Europe

Projet financé par l'Union européenne