Des bio-indicateurs pour mesurer la qualité de l’air

Date : 06/10/2022

Pour évaluer au plus juste l’impact environnemental de ses installations, le Syctom a recours à des bio-indicateurs, en complément de la surveillance des retombées atmosphériques par les collecteurs de précipitations dits « jauge Owen ».

Depuis 2006, le Syctom mène des campagnes annuelles de biosurveillance pour évaluer au mieux l’impact environnemental de ses centres de valorisation énergétique. A Saint-Ouen, Ivry/Paris XIII et Issy-les-Moulineaux, une cinquantaine de stations ont été définies à des endroits précis pour analyser trois bio-indicateurs: les mousses, les lichens et les choux frisés.

Ces organismes végétaux ont été choisis pour leur capacité à accumuler facilement les éléments présents dans l’air même en faible quantité. Après analyse en laboratoire, elles offrent des mesures indicatives sur la teneur des polluants atmosphériques (dioxines/ furanes et métaux) même si le traitement des données reste un exercice complexe. « Sans valeur de référence réglementaire, il est difficile d’interpréter les niveaux de concentration observés en milieu urbain dense. Par vigilance, nous confrontons les résultats obtenus sur nos sites d’exposition avec ceux obtenus sur les sites-témoins situés hors de toute influence de nos installations », précise Lucile Talbourdet-Lombard, ingénieure environnement au Syctom.

Autre bio-indicateur : les abeilles. En volant et butinant, elles s’imprègnent des polluants présents dans l’air dans un rayon de trois kilomètres autour de leurs ruches, installées sur le toit des installations du Syctom. Une autre technique novatrice pour disposer de mesures les plus fiables et objectives possibles.

Les mesures des retombées atmosphériques

Dans le cadre du plan de surveillance environnemental, des campagnes de mesures des retombées atmosphériques de dioxines, furanes et métaux lourds sont réalisées annuellement autour de chacune des unités de valorisation énergétique du Syctom pendant deux mois, via des collecteurs de précipitations, dits jauges Owen.

  • Neuf de ces dispositifs sont installés dans l’axe des vents dominants des installations, conformément à la méthodologie Ineris6 .
  • Quatre jauges supplémentaires implantées en dehors de la zone de retombée des panaches des centres servent de témoins.

Les rapports sont ensuite établis par Airparif. Ces rapports sont transmis à la Préfecture et intégrés aux dossiers d’information du public et aux présentations faites lors des commissions de suivi de site, disponibles dans l'Espace Data des données environnementales du Syctom.