Innovation technique

Pour augmenter les performances de valorisation, dans un cadre réglementaire de plus en plus exigeant, le Syctom met l’accent sur l’innovation. En développant des projets de R&D et des partenariats, il participe à la transition énergétique de nos sociétés, en faveur d’une croissance verte. 

Une modernisation continue des installations

Le Syctom intègre les meilleures technologies disponibles et multiplie les expérimentations, pour des installations à la pointe.Quelques exemples :

  • Site pilote, le centre de tri à Sevran traite tous les plastiques depuis 2014, au même titre que le centre de tri à Romainville depuis 2016.
  • Le centre de tri à Nanterre a été le premier d’Île-de-France à trier les petits emballages métalliques, en 2015, dans le cadre du projet « Métal » soutenu par Eco-Emballages et le fonds de dotation créé par Nespresso. Le centre de tri dernière génération à Romainville est également en capacité de trier tous les emballages métalliques depuis le début 2016.

En 2020, l’ensemble des centres de tri du Syctom traitera tous les emballages plastiques et métalliques.

Un laboratoire pour valoriser le CO2

Pour capter et valoriser efficacement le CO2 des fumées, le Syctom a lancé un ambitieux programme international de R&D sur 4 ans. L’objectif est d’utiliser le CO2 des fumées pour faire croître des algues. Elles seront ensuite transformées en biomatériau comme le bioplastique. En phase d’études techniques et économiques, le centre d’incinération à Saint-Ouen servira de site d’expérimentation. 

Un consortium de recherche international

Pour travailler sur ce projet de captation et de valorisation du CO2 des fumées, le Syctom s’appuie sur un consortium de recherche international coordonné par SETEC Environnement. Il regroupe l’École Polytechnique de Montréal, MINES Paris Tech, l’institut Royal de Technologie de Stockholm (KTH), l'Université d'Alméria et Sveriges Tekniska Forskningsinstitut (SP)

Les moyens que le centre de recherches va mettre pour la réussite du projet sont illimités : des moyens humains, notre savoir-faire, des techniques de mesures uniques au monde que nous avons mises au point pour faire en sorte que ce gaz responsable de l’effet de serre devienne une ressource, une fois capté.

Dr Jamal Chaouki Membre du consortium de recherche en ingénierie des procédés bio-raffinage à l’école polytechnique de Montréal

Des partenariats industriels pour répondre aux nouveaux enjeux

Pour répondre à la nécessité d'apporter des solutions de traitement adapté de la matière organique, le Syctom s'est associé à des partenaires :

  • Le SIAAP et le Syctom ont scellé un partenariat d’innovation en 2017 pour le projet Cométha afin de concevoir une unité de traitement accueillant à la fois la fraction organique résiduelle (For) contenues dans les ordures ménagères et les boues issues de l’épuration des eaux usées, pour en extraire du biogaz.

  • Le SIGEIF et le Syctom se sont associés pour mettre en œuvre le projet Biométhanisation afin de créer dans le port de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) une installation de méthanisation qui traitera jusqu’à 50 000 tonnes de biodéchets par an. La méthanisation permettra de transformer les biodéchets en gaz renouvelable (ou gaz vert), le biométhane, et en une matière fertilisante, le digestat.

Un appel à manifestation d’intérêt pour la logistique urbaine des déchets

Fin 2015, le Syctom a décidé de solliciter associations, professionnels et bureaux d’études dans l’objectif d’optimiser l’approvisionnement et la production énergétique de ses unités d’incinération. Les trois meilleures contributions, récompensées par une prime de 50 000 euros, serviront à l’élaboration des futurs cahiers des charges.