Le BIM, pour Building Information Modeling
Il consiste à maquetter numériquement en trois dimensions un ouvrage – ici, des installations. Avec cette méthode de travail, chaque élément du bâtiment (mur, porte, plancher, fenêtre) est considéré comme un objet, auquel sont associées des caractéristiques physiques et fonctionnelles.
Ces modélisations 3D intègrent l’ensemble des données utiles à l’exploitation de ces installations en temps réel, notamment leur état, leurs performances et leur maintenance. Elles contribuent à renforcer la connaissance patrimoniale et à optimiser le pilotage des actifs industriels. Il s’agit avant tout d’une base de données collaborative, dans laquelle les informations techniques sont intégrées et mises à jour par les différents acteurs tout au long du cycle de vie d’un bâtiment. Cela permet de centraliser des informations auparavant dispersées dans différents documents techniques.
Une maquette numérique au cœur de la gestion des données
Le projet BIM-GEM vise aussi à faire mieux communiquer entre eux les outils internes du Syctom : gestion électronique des documents, veille réglementaire, suivi des interventions sur le terrain, etc.). L’objectif : sécuriser la circulation des données techniques, patrimoniales et réglementaires et améliorer leur organisation. Il s’appuie aussi sur des interfaces de programmation (API) qui permettent l’échange automatique et sécurisé de données avec les systèmes des exploitants. Une expérimentation visant à prouver la faisabilité du projet a été lancée début 2024 sur le site pilote d’Isséane. Il sera ensuite déployé à partir de septembre en vue de la mise en place d’un jumeau numérique du site et d’une digitalisation industrielle.