Aux côtés de Corentin Duprey, président du Syctom, et de Jean-François Vigier, président du SIOM Vallée de Chevreuse, les intervenants ont rappelé que les collectivités ont investi depuis plusieurs années dans les centres de tri, la modernisation des équipements et l'accompagnement des habitants afin d'améliorer les performances du tri.

Pour les collectivités, la consigne pour recyclage ne répond pas à l'enjeu principal : réduire la production des emballages plastiques à usage unique. Elles estiment qu'un tel dispositif fragiliserait le service public des déchets tout en remettant en cause les investissements réalisés par les territoires.

Les participants ont également alerté sur les conséquences économiques du dispositif, tant pour les collectivités que pour les ménages, et ont rappelé la nécessité d'agir à la source en réduisant les volumes d'emballages mis sur le marché.

À l'issue de cette mobilisation, les syndicats de la gestion des déchets et les associations de collectivités ont demandé à être reçus par le Premier ministre. Ils ont également indiqué être prêts à suspendre le versement de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) si le projet de consigne était mis en œuvre sans concertation avec les collectivités.

Cette prise de position commune témoigne de la volonté des acteurs publics de défendre un service public de gestion des déchets performant, les investissements engagés par les territoires et le pouvoir d'achat des habitants.