Le Syctom, NaTran, Citeo et Ecomaison ont conclu un partenariat afin de réaliser des essais de pyrogazéification en vue d’accélérer la viabilité technologique et économique d’une filière de valorisation par pyrogazéification des déchets pour production de gaz injectable dans les réseaux.
Un projet innovant qui s’inscrit dans le cadre du programme scientifique du Syctom et de son volet consacré à la décarbonation.
La pyrogazéification représente en effet une solution technologique prometteuse contribuant à la transition écologique des territoires, en permettant la production d’une énergie renouvelable. Plusieurs projets pilotes ou démonstrateurs ont été mis en place ces dernières années en France et en Europe, notamment dans le domaine de la valorisation énergétique d’intrants biomasse (propre ou résidus) non utilisée en méthanisation.
Des essais sur les refus de tri d’objets encombrants
Le Syctom a pour objectif de valoriser énergétiquement les refus de tri d’objets encombrants issus de son territoire. Dans un premier temps, ce projet vise à réaliser des essais en sollicitant des sites de pyrogazéification afin d’aboutir à une caractérisation fine du gaz et du char produits lors du processus de gazéification.
Dans un second temps, l’objectif est d’organiser une consultation auprès des acteurs de l’écosystème de traitement des syngas (ou gaz de synthèse), afin de caractériser techniquement et économiquement les solutions de leur conversion en gaz injectable dans les réseaux.
Une technologie innovante limitant les rejets de CO₂
La pyrogazéification est un procédé thermochimique qui consiste à chauffer des déchets solides à très haute température (environ 1000 °C à 1 500 °C), en absence ou défautou avec très peu d’oxygène. Contrairement à l’incinération, la pyrogazéification ne brûle pas directement les déchets, ce qui limite ainsi les rejets de CO₂.
La pyrogazéification permet donc de convertir des matières organiques relativement sèches (biomasses ligneuses, bois en fin de vie, résidus de cultures, etc.) mais aussi des déchets carbonés divers (déchets non recyclables pneus usagés, boues de STEP séchées, etc.) en composés énergétiques, qui se présentent selon les procédés sous forme solide (biochar/char), liquide (huiles) ou gazeuse (gaz de synthèse ou syngaz) et qui gardent leur potentiel énergétique pour une utilisation ultérieure.